Pensées

Pensées2026-05-04T15:27:56-04:00
511, 2015

VENI CREATOR

By |5 novembre 2015|

Viens en nous Esprit Créateur, Visite les âmes des tiens;

Emplis de la grâce d’en haut, Les coeurs qui sont tes créatures.

 

Toi qu’on appelle Conseiller, Don du Seigneur de Majesté,

Source vive, Feu, Charité, Toi qui es onction spirituelle,

 

Toi, le Donateur aux sept Dons, Puissance de la main de Dieu,

Toi que le Père avait promis, Qui fait jaillir notre louange,

 

Mets ta lumière en nos esprits, Répands ton amour en nos coeurs,

Et que ta force sans déclin, Tire nos corps de leur faiblesse.

 

Repousse l’Adversaire au loin; Sans tarder, donne-nous la paix;

Ouvre devant nous le chemin; Que nous évitions toute faute!

 

Fais-nous connaître Dieu le Père, Fais-nous apprendre aussi le Fils

Et croire en tout temps que tu es, L’unique Esprit de l’un et l’autre.

511, 2015

JE SUIS LE BON BERGER

By |5 novembre 2015|

Jésus demeure près de nous, à nos côtés même quand nous marchons dans la vallée de l’ombre de la mort.

L’Éternel mon berger (Yahweh Roeh): Il est ma nourriture, mon aliment. Il est toalement consacré à mon bien-être. Il a donné Sa vie pour moi (Jean 10: 14-18)

L’Éternel mon pourvoyeur (Yahweh Yireh) Ps.23:1. Jésus pourvoit à tous nos besoins jour après jour, la stabilité, la force, l’encouragement. Il sait ce que qu’il y a de mieux pour nous.

L’Éternel ma paix (Yahweh Shalom) Ps.23:2. Surtout quand mon esprit est anxieux.

L’Éternel qui restaure (Yahweh Rophecca) Ps.23:3. Par le Saint-Esprit, comme un fleuve, Il me rafraîchit, Il renouvelle mes forces.

L’Éternel ma justice (Yahweh Tzidkenu) Ps.23:3. Il me conduit dans le chemin de la justice (sainteté).

L’Éternel mon compagnon (Yahweh Shammah) Ps.23:4. Jésus est avec moi en toutes situations. Je ne serai pas anxieux pace que le berger y fait face avec moi.

L’Éternel ma Victoire (Yahweh Nissi) Ps.23:5a. Sa présence me protège des traits enflammés du malin.

L’Éternel qui me sanctifie (Yahweh Mkaddeshchem) Ps.23:5b. Il me oint d’huile du Saint-Esprit. Sa puissance m’aide à marcher dans son chemin en me purifiant. Sa sainteté se reflète dans ma vie.

L’Éternel le Très-Haut (Yahweh Elyon) Ps.23:6. Il est  Dieu et Il mérite toutes nos louanges. Le berger n’a que bonté et miséricorde pour moi.

Prions le nom de Dieu avec confiance. Ce qu’Il dit Il le fait.

Shalom

Rév. Claude Vachon

511, 2015

TU SANCTIFIES

By |5 novembre 2015|

Ô Esprit Saint, comme nous devrions t’être reconnaissants, et combien peu nous le sommes! Ce qui nous console, c’est que tu es un avec Jésus et avec le Père à qui nous nous adressons plus souvent. Pourtant cela ne nous justifie pas.

Nous voulons nous tenir avec toi, « consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur ».

Tu es la lumière, la joie, la beauté.

Tu entraînes les âmes, enflammes les coeurs, suscites le désir de la sainteté et fais prendre des résolutions et des engagements inattendus.

Tu opères en nous ce que bien des sermons n’auraient pu enseigner.

Tu sanctifies.

Toi qui es si discret dans ton impétuosité bouleversante, toi qui souffles comme un zéphyr timide que bien peu savent entendre, ne nous tiens pas rigueur de notre rudesse, de notre grossièreté. Fais de nous tes fidèles. Que pas un jour ne passe sans que nous ne t’invoquions, te remercions, t’adorions, t’aimions, sans que nous soyons tes disciples assidus. Voilà ce que nous te demandons. Enveloppe-nous dans ta lumière d’amour, surtout à l’heure des ténèbres les plus épaisses, quand s’estompera cette vision de la vie pour se fondre dans la vision éternelle. (Scritti spirituali/1/2)

Amen

Rév. Claude Vachon

511, 2015

COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE

By |5 novembre 2015|

La différence entre la communauté chrétienne telle que Jésus l’a entendue et les « groupes psychologiques ». Un groupe psychologique est composé d’individus qui s’associent pour un but particulier (club sportif, association civile, politique ou religieuse, syndicat, collège, séminaire, etc.) et les interactions de ses membres se limitent aux intérêts communs rcherchés, chacun restant pour le reste replié sur soi.

En revanche, la communauté chrétienne ne se forme pas pour des motivations extérieures, mais à cause de la nature même de l’amour qui crée la communion. (C. Lubich)

Le fondement de cette idée est basé sur Jean 15:12 et 17:21

Je crois que c’est ce qui fait la grande différence entre la religion et la véritable communauté chrétienne définie par Jésus lui-même. La vie chrétienne est une vie relationnelle avec Dieu et les chrétiens qui se réalise dans l’amour de Dieu appliqué à chaque instant.

Que Dieu nous aide à vivre notre vie d’église comme Lui le veut. Qu’Il nous délivre de notre moi, qu’Il nous guérisse et que Sa gloire se manifeste en nous comme Il le souhaite dans Jean 17.

Rév. Claude Vachon

511, 2015

POÉSIE DE PENTECÔTE 1942

By |5 novembre 2015|

De Édith Stein (1891-1942)

À l’aube du 7 août, un convoi de 987 juifs parti en direction d’Auschwitz. Ce fut le 9 août 1942, que soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein), avec sa soeur Rose et de nombreux autres membres de son peuple, mourut dans les chambres à gaz d’Auschitz.

Poésie de Pentecôte 1942

Qui es-tu, douce lumière qui me combles

et illumines les ténèbres de mon coeur?

Tu me guides comme la main d’une mère,

et si tu me lâchais,

je ne pourrais plus faire un seul pas.

Tu es l’espace

qui enveloppe mon être et l’abrite en toi.

Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant

d’où tu l’as tiré pour l’élever vers la lumière.

Toi, plus proche de moi

que je ne le suis de moi-même,

plus intime que le tréfonds de mon âme,

et cependant insaisissable et ineffable,

au-delà de tout nom.

Esprit Saint, Amour Éternel!

N’es-tu pas la douce manne

qui du coeur du Fils

déborde dans le mien,

la nourriture des anges et des bienheureux?

Lui qui s’est relevé de la mort à la vie

m’a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle.

Et jour après jour

il continue de me donner une nouvelle vie,

dont un jour la plénitude m’inondera tout entière,

vie issue de ta vie, oui, toi-même,

Esprit Saint, Vie éternelle!

511, 2015

QUI M’A TOUCHÉ?

By |5 novembre 2015|

Une femme avait entendu parler de Jésus; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau (Marc 5:27)

 

Et Jésus dit: « Qui m’a touché? »

C’est moi, Seigneur, qui Vous ai touché.

Je Vous ai touché de ma faiblesse et de mes nombreux déboires.

Et dans Votre infinie bonté, Vous Vous êtes tourné vers moi

Et M’avez regardée

Et Vos yeux m’ont enveloppée dans Votre manteau d’amour!

Car Votre amour est un bien plus précieux que la vie.

 

Et Jésus dit: « Qui m’a touché? »

C’est moi, Seigneur.

Je Vous ai touché, car j’ai grand besoin de Vous.

J’ai déposé mes armes, mon orgueuil et ma colère

Et me tiens sans défense et vulnérable;

Je me tiens nue devant Vous,

Chacune de mes plaies exhibées,

Car je n’ai rien pour me vêtir.

Et Vous, Vous me donnez Votre vêtement!

Votre lépreux revient Vous dire merci.

Je vous donne mon néant, Vous me donnez Votre plénitude.

 

Et Jésus dit: « Entrez dans Ma paix ».

C’est le mouvement de l’amour.

L’amour surgit, l’amour frémit, l’amour se dilate, l’amour grandit,

L’amour s’enflamme, l’amour unifie, l’amour transforme, même si nous restons immobiles.

Car l’amour est toujours actif,

Et la nature de l’amour est de servir.

 

Parce que je n’étais rien, Vous êtes venu à moi.

Vos bras ont enlacé mon coeur

Pour me sauver de moi-même.

Jésus, gardez-moi toujours dans la liberté de Votre amour,

Car je me suis doucement endormie sous Votre ombre,

Et mon coeur veuille.  (de Peggy Wilkinson)

 

Rév. Claude Vachon

511, 2015

SE DONNER SOI-MÊME

By |5 novembre 2015|

Voici une très belle parabole de Rabindranath Tagore.

J’étais allé, mendiant de porte en porte, sur le chemin du village lorsque ton chariot d’or apparut au loin pareil à un rêve splendide et j’admirais quel était ce Roi de tous les rois!

Mes espoirs s’exaltèrent et je pensais: c’en est fini des mauvais jours, et déjà je me tenais prêt dans l’attente d’aumônes spontanées et de richesses éparpillées partout dans la poussière.

Le chariot s’arrêta où je me tenais. Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire. Je sentais que la chance de ma vie était enfin venue. Soudain, alors, tu tendis ta main droite et dis: « Qu’as-tu à me donner? »

Ah! quel jeu royal était-ce là de tendre la main au mendiant pour mendier! J’étais confus et demeurai perplexe; enfin, de ma besace, je tirai lentement un tout petit grain de blé et te le donnai.

Mais combien fut grande ma surprise lorsque, à la fin du jour, vidant à terre mon sac, je trouvai un tout petit grain d’or parmi le tas de pauvres grains. Je pleurai amèrement alors et pensai: « Que n’ai-je eu le coeur de te donner mon tout!

Chers amis, puissions-nous tout donner au Seigneur sans rien garder car celui qui voudra sauver sa vie la perdra et celui qui perdra sa vie pour Lui et en Lui aura la Vie Éternelle .

Rév. Claude Vachon

511, 2015

OFFRANDE TOTALE AU SEIGNEUR

By |5 novembre 2015|

Prière de Charles de Foucauld qui nous témoigne de la douce radicalité du don de lui-même en réponse aux appels de Dieu:

Mon Père, je m’abandonne à Toi, fais de moi ce qu il Te plaira. Quoi que Tu fasses de moi, je Te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que Ta volonté se fasse en moi, en toutes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre Tes mains. Je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon coeur, parce que je T’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre Tes mains sans mesure, avec une infinie confiance, car Tu es mon Père.

Pourquoi ne pas faire cette prière chaque matin?

Rév. Claude Vachon

511, 2015

UNE MAIN D’ENFANT

By |5 novembre 2015|

Prière tirée du livre de prière:

Le monde entier est entre tes mains, Seigneur. Je me remets entre tes mains, ce soir, Seigneur. Tu m’as donné de comprendre aujourd’hui ce que cela signifie. Ce dimanche après-midi, nous étions en promenade avec les enfants. Et voici que la petite main de Jacqueline s’est glissée dans la  mienne. Je ne sais pas pouquoi ce geste si simple de ma fille m’a bouleversé et rempli de joie. Peut-être Jacqueline était-elle simplement fatiguée, peut-être avait-elle un peu peur, peut-être voulait-elle tout bonnement sentir une présence de tendresse, je ne sais et qu’importe! Mais il y a une chose dont je suis certain; elle a eu besoin de moi et elle m’a fait confiance.

Besoin… Confiance… c’est cela, Seigneur, que j’éprouve face à toi. Si tu savais, Seigneur, comme j’aurais envie de pouvoir glisser ma main dans tes mains. Des mains qui me rassurent, me guident, m’envahissent de tendresse. Je voudrais t’exprimer une confiance aussi  grande, aussi totale que celle de Jacqueline pour moi. Je voudrais, Seigneur, que tu éprouves autant de joie que moi cet après-midi. Pardonne mon audace: je voudrais plutôt avoir une âme d’enfant devant toi. Donne-moi cette même simplicité dans la confiance. Père, je me remets entre tes mains. Tu m’as créé, tu m’as fait découvrir ton amour, tu m’as maintenu dans la fidélité de ta tendresse, tu m’as témoigné une permanente miséricorde. Père, je remets ma vie entre tes mains.

À relire lentement et à expérimenter, ça fait du bien

Rév. Claude Vachon

511, 2015

NOUS AVONS BESOIN D’UN LIBÉRATEUR

By |5 novembre 2015|

Invitation de P. Hughes

Il est bon que les pessimistes prient et contemplent en imagination la résurrection de Lazare dans Jean 11. Regardez bien Lazare dans son tombeau. Il est mort, atteint par la corruption; il est enfermé dans les ténèbres. Entendez maintenant cette voix à l’extérieur de la tombe qui dit: « Je suis la Résurrection et la Vie; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11:25-26) Sans rien forcer, laissez remonter à la surface vos sentiments de tristesse et de dépression; regardez-vous enfermé dans le tombeau de votre propre tristesse. Puis, entendez le bruit de la pierre qu’on roule et la voix de Jésus vous appeler par votre nom, « … Lazare, sors! » En priant ainsi, il arrive que certains se rendent compte qu’ils ne veulent pas sortir du tombeau. Loin d’être un échec, c’est une importante découverte: ce n’est pas Dieu qui veut les voir enfermés dans la tombe de leur tristesse; c’est eux-mêmes qui ont choisi d’être là pour l’une ou l’autre raison. Si c’est votre cas, ne vous inquiétez pas, mais reconnaissez que vous êtes attaché à votre tombeau, et, demandez au Christ de vous en libérer.

Et je peux vous dire qu’Il le fera, c’est son désir le plus intense.

Rév. Claude Vachon

511, 2015

LA TENDRESSE ET LE FOL AMOUR DE DIEU

By |5 novembre 2015|

Voici une pensée très intéressante d’un prêtre catholique français Jacques Leclercq:

La confession a cessé – enfin – d’être ce triste trafic où l’on échangeait dans l’ombre une liste de péchés misérables, toujours les mêmes, contre une formule d’absolution. Les gens se confessaient comme on fait sa lessive. Le confessionnal, ce meuble absurde et souvent inhumain qui appelle à la libération comme une porte de prison, tombe de plus en plus en désuétude: l’énorme majorité des chrétiens que je rencontre préfère la confession à visage découvert. Tout le monde y gagne en noblesse et en vérité… Il ne s’agit pas d’éliminer le passé ou d’abolir l’expérience vécue. Seuls les hommes libres, en effet, savent dire oui à leur passé quel qu’il soit, non pas pour le subir, mais pour le reconnaître et l’assumer tout entier, et pour en rassembler toutes les significations qui engagent l’avenir. Mon passé est à moi. Mon passé, c’est moi. chaque instant de ma vie a façonné mon visage.

Quels que soient les échecs, les trahisons, les révoltes, les déceptions d’une vie d’homme, même s’il a tout détruit, même s’il a tout raté, il peut encore lever son front humilié et découvrir dans la tendresse d’un Dieu Père, le monde nouveau qu’il lui propose de créer encore pour réussir sa vie.

Quel beau texte, relisez-le et croyez que malgré tout, malgré nos folies, nos égarements il est encore possible de se tourner vers Dieu. Il nous voit dans notre misère et nous aime tendrement, Il désire nous accueillir, nous laver et nous revêtir d’un vêtement neuf. Laissons notre vieux vêtement au pied de la Croix et laissons-nous revêtir de Son amour, Son pardon, Sa grâce.

Que Dieu vous bénisse

Rév.Claude Vachon

511, 2015

LE COEUR DE DIEU DOIT HABITER EN NOUS

By |5 novembre 2015|

Lors des funérailles, le 8 avril 1999, de l’ancien directeur de l’Institut de cardiologie de Montréal, le docteur Paul David, on a lu ce texte qu’il avait lui-même écrit:

La science médicale réalise des transplantations du coeur et le monde entier s’en passionne. Mais l’essentiel n’est pas là. En prenant notre chair, Dieu lui-même a transplanté son coeur en nous. Bien sûr, comme pour le receveur du coeur greffé, notre première réaction est celle du rejet: rejet de l’autre qui veut nous habiter, rejet d’un dynamisme vigoureux qui veut nous alimenter, rejet d’un synchronisme déroutant qui cherche à nous régir. Mais à cette phase du rejet doit succéder celle de l’adaptation. Pour nous, chrétiens du XXe siècle, cela veut dire que nous devons nous attacher, tous et chacun, à substituer à nos vieux coeurs blasés par la monotonie d’un tic tac routinier, des coeurs jeunes qui veulent battre au rythme de l’Évangile… Je crois que le coeur de Dieu doit habiter en nous. Être chrétien engagé, c’est travailler à vivre et à faire connaître ce miracle millénaire de Jésus.

Demandez à Dieu de venir habiter maintenant dans votre coeur par la foi, et habituez votre coeur à battre à l’unisson avec Celui de votre Sauveur et allez dire aux autres que vous avez eu une transplantation divine et qu’elle est offerte à tous et chacun.

Rév. Claude Vachon

511, 2015

Les six attitudes fondamentales de l’amour

By |5 novembre 2015|

J’aimerais vous partager une réflexion de François Varillon sur l’amour:

Les six attitudes fondamentales de l’amour selon l’évangile:

OFFRIR, c’est le verbe de la disponibilité, mais aussi de la discrétion; tout commence par là, ne pas attendre que l’autre demande, épargner à l’autre l’humiliation d’avoir à demander; en matière financière mais en d’autres domaines aussi. Il faut, en même temps, rester discret en tout,  ne pas assassiner les gens avec des offres constantes.

DEMANDER, c’est le verbe de la dépendance, de la faiblesse et du courage. Demander, c’est reconnaître que l’on manque, c’est accepter de dépendre, autrement dit: être l’obligé de quelqu’un. Demander, c’est substituer un rapport de fraternité et de franchise fraternelle à un rapport mondain. C’est aussi donner aux autres la joie de donner, leur montrer qu’ils existent. Demander est aussi une éducation à la prière, car il est très difficile de demander sérieusement à Dieu quand on n’est pas capable de demander à son prochain.

DONNER, sans esprit de retour, sans regret même longtemps après. Il est difficile le don parfait qui n’aliène pas l’autre, qui ne fait pas de moi un donateur; il faut donner jusqu’au moyen de se passer de moi. Ce que je donne, en suis-je le propriétaire ou le gestionnaire? Donner des biens matériels certes, mais aussi son savoir, sa compétence là où elle est utile, donner de ce qu’on a, de ce qu’on est, mais aussi donner son attention à l’autre, lui donner la parole, l’autonomie, la liberté, lui donner des responsabilités, des droits; ce qui est le plus difficile; donner ce que les autres nous accordent, donner le temps de mon mari, de ma femme, partager mes amitiés, mes joies, mes souffrances. Partager c’est élémentaire.

PARDONNER, en tant que pardonner est la forme supérieure du don. J’insiste toujours pour qu’on écrive par-donner, avec un petit tiret, pour qu’on mette en valeur le préfixe « par » qui, dans plusieurs langues, signifie: à fond, jusqu’au bout. Même entre mari et femme, on a toujours quelque chose à se pardonner. S’il n’y a pas cet engagement de pardon, on passe à côté de l’évangile. Les hommes ont toutes les peines du monde à se pardonner vraiment. La forme supérieure du don, c’est le don de la paix. Pardonner, c’est effacer mon ressentiment, piétiner mon orgueil, faire la paix, la construire. Le pardon n’est pas un coup d’éponge, il est une re-création; pardonner, c’est permettre un nouveau départ. Nous sommes là au coeur de la spiritualité. Le refus du pardon, c’est le péché qui ne peut par être pardonné, par la force même des choses.

ACCUEILLIR, plutôt qu’accepter ou recevoir, car on peut recevoir sans accueillir. Accueillir est absolument essentiel à l’amour, c’est le oui de Marie, c’est toute la spiritualité du oui. L’accueil avec le symbolisme du baiser, qui est un accueil autant que don; recevoir, accueillir le souffle de l’autre qui signifie l’âme de l’autre. Le baiser est quelque chose de magnifique, parce qu’il est le signe le plus éloquent qui soit de la réciprocité de l’accueil et du don, l’échange des souffles qui signifie l’échange des âmes. On aimerait que ces choses-là soient dans des encycliques sur le mariage. Accueillir se dédouble: il faut accueillir la demande et accueillir l’offre. J’accueille celui qui me dmande en lui donnant, j’accueille l’offre en l’acceptant.

REFUSER, parce qu’on ne peut pas tout faire. Si votre porte n’est pas assaillie par la misère humaine et si vous n’êtes pas obligé de dire « je ne peux pas », c’est que vous n’êtes pas disponible, que vous n’êtes pas chrétien au fond. Le fait d’avoir à refuser est le signe que l’on donne. D’autre part, c’est précisément le verbe refuser qui permet de substituer des relations vraiment fraternelles à des relations mondaines. Il faut pouvoir refuser. Alors même qu’on offre, qu’on demande, il faut savoir que l’autre peut refuser sans gêne aucune. Refuser suppose réflexion et caractère, c’est une garantie que les relations ne tombent pas dans la mièvrerie. C’est le verbe du discernement, de l’équilibre, de la franchise, de la liberté, de la vérité de l’amour.

Voilà les six gestes, les six démarches fondamentales de l’amour qui recouvrent tout ce que l’Évangile nous dit.

Rév. Claude Vachon

511, 2015

APPRENONS À VIVRE LE MOMENT PRÉSENT

By |5 novembre 2015|

Commentaire de Thomas Kelly (1893-1941)

 

Commencez là où vous êtes. Obéissez maintenant. Utilisez le peu d’obéissance dont vous êtes capable, même si c’est de l’ordre du grain de moutarde. Commencez là où vous êtes. Vivez le moment présent, l’heure présente, comme vous êtes assis maintenant, dans une ouverture et une soumission absolues… Maintenez une prière silencieuse: Toi, Seigneur, ouvre ma vie… Que ta volonté soit faite… Sois ma volonté… Pourquoi désirer et aspirer à posséder des choses et lutter, alors que le moment présent contient tout ce que l’on pourrait jamais souhaiter et encore davantage? Le moment actuel n’est pas quelque chose dont nous nous échappons avec empressement, vers ce que l’on espère être un futur meilleur. Au lieu de l’anxiété… nous respirons seulement une prière calme, tournés vers l’instant présent et nous disons: Reste, tu es si doux… et nous nous mettons debout, dans ce présent béni, joyeux, sereins, assurés, sans peur.

 

Bonne Journée en Lui

 

Rév. Claude Vachon

511, 2015

UN LIEU OÙ DIEU N’EST PAS

By |5 novembre 2015|

Commentaire de J-Y Leloup

 

Il y a pourtant un lieu où Dieu n’est pas: c’est le coeur qui se ferme à l’amour, qui refuse le pardon et entretient l’amertume. (L’enfer, c’est de ne pas aimer!)

Il y a pourtant un lieu où Dieu n’est pas: c’est l’intelligence qui se ferme à la lumière, qui ne cherche plus à comprendre, qui entretient l’ignorance et le doute.

La Tradition nous dit que le Christ est descendu dans les enfers, dans ces états de conscience où réellement on ne veut plus aimer et où on ne veut plus chercher à comprendre. Il a rencontré l’inévitable: la souffrance, l’absurdité, la trahison, la mort. Il a rencontré la bête et la bêtise humaine; il n’a pas détourné son visage. Il a posé – sur les enfers – le même regard doux et aimant qu’il posait sur ses amis Jean, Thomas et les autres, sur Marie, sur Zachée, sur la femme adultère ou sur tous les éclopés qui s’accrochaient à son manteau… Il a regardé ce qu’il y avait d’infernal dans l’homme et il n’a pas cessé de l’aimer. Celui qui aurait senti – ne serait-ce qu’un instant –  ce regard d’infinie tendresse, posé sur le fond de lui-même, comment ne remonterait-il pas « vivant » du plus sombre des enfers?

 

Personnellement c’est là que j’étais, et c’est là que mon Maître est venu me chercher. Voyez, Il vous tend la main, Il n’est pas venu pour juger mais pour sauver, guérir et délivrer. Acceptez Son amour maintenant, acceptez Son invitation et suivez-le jusque dans l’Éternité.

Rév. Claude Vachon

511, 2015

DÉCONCERTÉ PAR LA LUMIÈRE

By |5 novembre 2015|

Qui n’est pas déconcerté par la lumière? Celui qui en est illuminé. Mais que veut dire être illuminé? Celui qui reconnaît que les ténèbres du péché l’engloutissent et qui désire avec ardeur retrouver cette lumière, s’approche d’elle. C’est pourquoi le psaume dit :  » Ceux qui ont regardé vers lui sont radieux et leur visage n’a plus à rougir  » (Psaume 34:6). Mais tu n’auras pas à rougir d’elle, si, alors qu’elle va te révéler combien tu es répugnant, tu te sens tout honteux de ta condition mais qu’en même temps tu comprends la beauté de la lumière. Voilà ce que Jean veut nous apprendre.

(Augustin, commentaire de la première lettre de Jean)

511, 2015

CE QUI EST ESSENTIEL !

By |5 novembre 2015|

Actes 13: 45-47

En ce début d’année 2014  j’aimerais réfléchir sur ce qui est essentiel, nécessaire pour le chrétien que je suis et d’aligner ma vie sur les priorités de Dieu.

Jésus a dit en Matthieu 7:21 …celui-là seul qui fait la volonté de mon Père entrera dans le royaume des cieux.

Dans Actes 13 nous voyons qu’il était d’abord nécessaire d’annoncer la Parole de Dieu au peuple de Dieu, à Israël. Cette parole annoncée est la vie éternelle en Jésus le Messie. Mais les Juifs ont rejeté le Messie et le message de la bonne nouvelle. Suite à ce rejet, il est devenu essentiel que la Parole de Dieu soit annoncée aux nation païennes selon l’ordre du Seigneur (v.47).

Voici ce qui est essentiel: lorsque les appelés rejettent le message, nous nous tournons vers les perdus, les sans-dieu, et nous proclamons le salut et nous faisons tout pour que ce message se rende jusqu’aux extrémités de la terre.

Annonçons la vie éternelle en Jésus à tous les humains, à nos familles, nos amis, nos voisins… L’essentiel est que tous entendent l’évangile, Dieu veut que tous soient sauvés. La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole du Messie.

Allons et proclamons que Jésus est le Messie!

Bonne Année

 

Rév. Claude Vachon

511, 2015

CE QUI EST ESSENTIEL ! (2)

By |5 novembre 2015|

Luc 9:38-42

 

Nos vies sont comme des tourbillons. Nous courrons sans arrêt. Nous prenons rarement le temps pour méditer, réfléchir. Nous nous sentons en vie et utile dans l’action, le travail, les loisirs… Mais qu’est-ce qui est essentiel?  Un jour, Jésus entre chez son amie Marthe et tout de suite Marthe se met en action. Pour elle le service passe en premier. Elle s’agite, nettoie la maison, prépare un repas, elle est très affairée dans la cuisine. Pendant ce temps, Jésus enseigne et la soeur de Marthe, Marie, est aux pieds du Maître et écoute sa parole. La pression monte, Marthe fait tout, toute seule, personne ne s’en inquiète, pour elle la priorité est le service et non la présence. C’est important de bien recevoir. Elle n’a pas tort sauf que toute son énergie est consacrée au service. Seule, abandonnée, incomprise, elle explose et elle se plaint au maître en disant: « je suis seule à faire tout le service et ça ne te fait rien, dit à ma soeur de venir m’aider ». Malgré sa serviabilité extraordinaire, Marthe passe à côté de ce qui est essentiel. Beaucoup de choses la préoccupent, l’inquiètent, l’agitent, la tyrannisent. Elle se laisse dominer par beaucoup de choses importantes mais pas essentielles.  L’essentiel doit être choisi. Voilà ce que Marie fait. Elle prend le temps d’être dans la présence immédiate du Maître et d’écouter sa parole. Jésus cite Marie en exemple à Marthe. Une seule chose est essentielle, nécessaire et Marie a fait le bon choix, un choix qui a des conséquences éternelles. Un jour, nos oeuvres prendront fin mais la Parole de Jésus le Messie demeure éternellement.

Choisissez aujourd’hui, maintenant, la seule chose qui est essentielle, prenez le temps de vous asseoir aux pieds du Maître Jésus le Messie et écouter sa parole éternelle. Ensuite faites ce que vous avez à faire.

Rév. Claude Vachon

P.S. si vous n’avez pas de Nouveau Testament pour écouter sa parole, vous pouvez m’écrire, il me fera plaisir de vous en faire parvenir un gratuitement.

511, 2015

TOI QUI ES JEUNE

By |5 novembre 2015|

Ecclésiaste 12:1-10 (11:9-12:8)

Ce que les jeunes vivent aujourd’hui n’est pas différent de ce que les jeunes ont vécu depuis toujours. Comme dit l’Éccésiate (1:9): « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».

Qu’est-ce que nous disons aux jeunes: (v.1) Profite de ta jeunesse, amuses-toi, sois heureux, suis les désirs de ton coeur, fais ce qui te tente, laisse-toi emporter par tes passions, convoite tout ce qui t’entoure, tu le mérites. MAIS tu dois savoir qu’un jour tu devras rendre compte à Dieu (que tu sois croyant ou pas) de ce que tu as fait. Il y a des conséquences à nos choix de vies, des conséquences à court terme et à long terme et même éternelles. Malrgré cet avertissement qu’est-ce qu’on nous dit: (v.2) ne sois pas triste, ne te sens pas coupable, arrête de souffir, de te poser des questions, ne penses pas, allez amuses-toi, MAIS sache que cette période de ta vie passe très vite, elle s’envole en fumée et ne mène à rien. (v.3) Pendant ta jeunesse, penses plutôt à Celui qui t’a créé, bâtis ta vie sur lui, sur sa volonté, bâtis-toi une vie solide car le temps passe vite et soudainement arrivent les années où tu diras: je ne les aime pas, car (v.4-9) ma vue baisse, j’ai moins de plaisirs, moins de force, moins d’énergie, je suis moins beau, j’ai moins d’amis, j’entends moins… Je m’en vais bientôt dans l’éternité, déjà on me veille et tout d’un coup, la mort, le cordon d’argent se détache, le vase d’or se brise, le seau se rompe et on dépose mon corps dans ma dernière demeure, la tombe et je retourne à la poussière et mon esprit retourne à Dieu où je serai jugé.

(v.10) Je réalise que tout est vanité, fumée, éphémère, je tourne en rond. Comment sortir de cette vanité qui m’angoisse, qui me conduit à m’étourdir, qui me perd, qui me tue?

Bien regarde les deux derniers versets du chapitre 12: « Pour conclure ces paroles, et tout bien considéré, crains Dieu et observe ses commandements. Tout est là pour l’être humain. Dieu mettra en jugement toutes les actions, tout ce qui est caché, bon ou mauvais ». Les commandements de Dieu sont là pour t’éclairer, te montrer le chemin et être heureux. Pour cesser de tourner en rond. Le bonheur est en lui, il n’est pas ailleurs et au fonds de toi tu le sais. Mais si tu es comme moi, tu as besoin d’être pardonné pour refaire ta vie et commencer une nouvelle vie. C’est ici qu’arrive  la Bonne Nouvelle, Jésus est venu pour nous pardonner et nous sortir de cette vie futile, en mourrant sur la croix il a pris ma faute, mes péchés, ce qui détruisait ma vie et il a payé de sa vie. Il  a crié de la croix, je te pardonne, je meurs pour toi. Trois jours plus tard il est ressuscité pour ouvrir le chemin qui nous conduit jusqu’à lui de sorte qu’à la fin de notre vie terrestre Dieu ne te juge pas mais qu’Il t’accueille.

Profites-en pendant que tu es jeune, suis Jésus dès aujourd’hui et tu seras heureux pour toujours et jusque dans l’éternité.

Sois béni et si tu veux en parler tu peux m’écrire.

En Jésus le Messie

Rév. Claude Vachon

511, 2015

DÉPOURVU DE SENS

By |5 novembre 2015|

Proverbes 7: 6-27

Un jour assis à la fenêtre, je méditais sur la vie et sur le comportement humain. Comment en l’espace de quelques minutes je pouvais poser un geste qui pouvait détruire ma vie, ma réputation et me conduire dans un désastre émotif? Et là à la fenêtre (v.6) je vis un jeune homme, adolescent, étourdi, inconscient toujours à la recherche du plaisir, dépourvu de sens, se laissant guider par ses passions, ses fantasmes. Il est là dans la rue (v.8)  marchant tranquillement vers le lieu de la tentation. Il s’enfonce dans ce chemin obscur, dans la nuit, çà se passe presque toujours dans le secret, loin des regards, dans la pénombre (v.9). Et là dans le secret, il regarde, il convoite, elle est là, elle est bruyante, elle rie fort, elle cherche l’aventure (v.10), elle le regarde et le fait sentir unique (v.15), je te cherchais, je t’ai trouvé, on est fait pour être ensemble lui chuchote-t-elle. Elle continue à le séduire, elle l’enivre de son parfum (v.16-18). Malgré la situation adultère (v.19-20), elle prend le temps de lui dire que ce n’est qu’une aventure, qu’elle ne l’aime pas vraiment, elle réussit à le séduire et à l’entraîner dans son tourment, sa folie. Le jeune ne raisonne pas, ne pense pas aux conséquences (v.22) Tout à coup il se met à la suivre, il est complètement dépourvu de sens, il est fou, il a perdu la tête, enivré par la convoitise, le fantasme se saisit de son coeur et il ne réalise pas qu’il est en train de perdre son âme, de perdre sa vie (v.23). La jouissance du péché ne dure qu’un moment, ensuite vient l’amertume et les conséquences à long terme sont terribles.

Parce qu’il n’y a pas toujours un effet immédiat, nous ne pensons pas qu’il y a des conséquences.

Bien sois attentif à ce que tu vas lire (v.24). Il y a des effets pervers à long terme à ce comportement d’adolescent. Cela nous conduit à l’adultère, la prostitution, la pornographie, à toute forme infidélité, qui nous suivent pendant toute notre vie. Détournes-toi de ce chemin, ne t’égares pas dans ses sentiers (v.25). Cela crée des liens extrêmement puissants, beaucoup tombent et sont blessés à mort (v.26). Cette mort s’introduit dans le coeur et les pensées et conduit à des relations dysfonctionnelles et perverses. C’est la mort de l’amour. Ce chemin conduit au séjour des morts, c’est la descente en enfer, lieu de souffrance et de regrets éternels (v.27). Parmi les victimes, il y en a de tout âge, cette folie n’est pas réservée au jeunes mais souvent elle commence lorsque nous sommes jeunes et en particulier à l’adolescence et je remarque que ça commence de plus en plus jeune et ça nous suit toute notre vie.

Un seul moyen d’échapper à ce chemin infernal si j’y suis. Il faut se détourner radicalement de ce chemin maintenant, sans compromis, se tourner vers Jésus le Crucifié, avouer notre faute, notre folie, reconnaître que Jésus a payé de sa vie pour nos péchés et qu’Il est celui qui me sort de ce mauvais chemin pour me conduire sur le chemin de la vie éternelle.

N’ayons pas peur d’enseigner à nos jeunes la sagesse de Dieu, une vision de l’éternité, d’expliquer les conséquences de nos folies de jeunesse parce que ce n’est pas le monde dans lequel nous vivons qui l’enseignera.

Si tu as besoin d’aide ou d’une écoute tu peux m’écrire.

Shalom

Resp. Claude Vachon

511, 2015

FAUTES DE JEUNESSE

By |5 novembre 2015|

Psaumes 25: 6-7

Souvent nous banalisons nos fautes de jeunesse et même nous en rions. Nous sommes capables d’en parler pendant des heures sans réaliser que ses erreurs de jeunesse ont eu un impact sur notre destinée, que nous en payons le prix encore aujourd’hui, des décennies plus tard. Parmi les fautes graves quelques uns sont morts (overdose, suicide, accident…) d’autres ce sont retrouvés en prison ou ont développé des maladies mentales. Certains ont sombré dans des dépendances de toutes sortes, des déviations ou ont vécu des échecs cuisants (divorce, faillite…) Des vies brisées, sans but, sans comprendre pourquoi, d’où ça vient.

Nos fautes de jeunesse sont des choix que nous avons fait pour ne pas souffrir sur le moment, pour jouir du plaisir en pensant que c’est inoffensif, pour faire comme les autres, pour épater la galerie. La plupart du temps nous avons choisi des chemins de morts, centrés sur notre égo et non des chemins de vie. Même si ces choix de mort se faisaient dans l’inconscience et l’étourdissement de la jeunesse, cela n’enlèvent pas les conséquences de ces fautes. La désobéissance, la transgression au choix de vie nous conduisent à une vie désordonnée au niveau émotif, psychique, physique et spirituel, c’est une vie de souffrance qui peut nous suivre toute notre vie. Pour calmer cette souffance, pour la faire taire, nous employons différents moyens pour la fuire par la médication, la drogue, l’alcool, la débauche, le matérialisme, le travail excessif. Nous essayons de geler ce mal en nous écrasant devant la télévision, par l’internet, les passions etc.Très rarement nous nous questionnons sur la provenance de ce malaise. Longtemps j’ai pensé que je devais être le seul à vivre cette douleur pour finalement réaliser que nous en sommes tous atteints à différents degrés.

Nous avons dévié de la route que Dieu nous avait traçée dès notre jeunesse, chemin de liberté et de bonheur, pour nous enfoncer de plus en plus dans un chemin sans issue et futile.

Voici ce que le Psaumes 25 nous propose pour recevoir la guérison et être capable de marcher sur le chemin de Dieu avec joie. Nous devons laisser Dieu (Esprit-Saint) éclairer notre vie de jeunesse et accepter ce qu’Il nous montrera. Nous Lui demandons de regarder avec bonté et miséricorde (v.6),  notre coeur souffrant, nos blessures et nos mauvais choix, nos fautes que nous avons commises. Nous Lui demandons (v.7) dans sa miséricorde et sa bonté de pardonner nos fautes de jeunesse et d’en effacer le souvenir et de guérir notre vie présente. Tout cela se réalise en Jésus le Messie, regardons à la croix, là où Jésus a payé pour nos fautes de jeunesse et celles d’aujourd’hui et là à la croix, par le sang versé du Messie, nos péchés de jeunesse sont pardonnés, effacés et une nouvelle vie de guérison commence. La douleur s’en va et la paix de Dieu s’installe. Le jour où j’entrerai dans l’éternité, dans la présence de Dieu, le Seigneur se souviendra de moi selon Sa miséricorde et Sa bonté et Il m’accueillera.

Tu peux vivre cette espérance maintenant, relis ce texte et laisse Dieu te guérir et te délivrer. Car la miséricorde triomphe du jugement.

À Lui la gloire

Resp. Claude Vachon

511, 2015

QUE PERSONNE NE MÉPRISE TA JEUNESSE

By |5 novembre 2015|

1 Timothée 4:12-16

Nous avons tous besoin d’attention, d’être aimés, d’être reconnus, d’être estimés. La pression est très forte quand on est jeune pour suivre nos amis, pour être dans la gang, être cool. Dès qu’on se démarque, on vit le rejet, on est ridiculisé et une souffrance vient s’installer dans notre coeur. On est seul, un ou deux amis et encore nous restent fidèles. La tentation de rejoindre le groupe, la majorité est puissante. On veut être normal et pour se faire on se moule à notre environnement.. Cette attitude nous suivra toute notre vie, une vide de sens, insignifiante, sans intérêt, médiocre. Dès notre jeune âge nous pouvons choisir une autre vie. Une vie dans laquelle je dois développer une force de caractère, lui donner une direction significative, une vie réussie en profondeur et équilibrée et saine et sainte. En suivant les recommandations que l’apôtre Paul fait à son jeune ami Timothée, tu marcheras sur le chemin de Dieu, chemin de paix intérieure, de joie, dans un bonheur spirituel que tu ne trouveras pas dans ce monde. Tu devras être persévérant et combatif. Mais ça en vaut la peine. (v.12) Ne laisse pas le mépris des autres (de la gang) t’influencer, te décourager. Ils essaieront de te convaincre de les rejoindre et s’ils ne réussissent pas, tu seras ridiculisé, bafoué, ils se désinterreseront de toi, ils se moqueront. Ne laisse pas le mépris te vaincre, ses amis là souffrent beaucoup mais n’en parlent pas. Au contraire, sois un exemple, un modèle pour tes amis croyants, une lueur d’espoir, un phare pour ceux qui cherchent dans le secret.

Sois un modèle dans tes paroles, parole de bonté, de pardon, d’encouragement, éloignes-toi des blasphèmes, de la médisance et de la calomnie, parole de réconciliation, de paix.

Sois un modèle dans ta conduite, dans ta manière d’agir, politesse, bienveillance, aimable…

Sois un modèle dans l’amour, un amour charitable, qui a compassion, tourné vers l’autre, accueillant.

Sois un modèle de foi, de confiance en Dieu, ta vie est solide, parce que tu as foi aux promesses inébranlables de Dieu, tu bâtis ta vie sur le roc.

Sois un modèle en pureté, sans souillure morale.

(v.13) Pour arriver à être ce modèle, appliques-toi à la lecture de la Parole de Dieu, portes-y toute ton attention. La foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole du Christ (Rom. 10:17). Cette parole te rendra fort et lumineux.

(v.14) Dieu t’a fait cadeaux de dons merveilleux. Ne les néglige pas par une vie désordonnée, au contraire,

(v.15) Appliques-toi à les stimuler, à les exploiter, à les mettre au service de l’autre et qu’on puisse voir en toi une progression évidente.

(v.16)  Prends soin de toi et de ce que tu projetes, persévère dans ce chemin malgré l’opposition. Tu marcheras à contre courant mais saches qu’en agissant ainsi tu te délivres de beaucoup de tourments, de déceptions, d’échecs et d’amertume. Et par ton témoignage de vie tu délivreras aussi ceux qui t’écoutent, et les chercheurs de Dieu.

Sois courageux

En Jésus!

Resp. Claude Vachon

311, 2015

PRENDS GARDE À TOI-MÊME – 3

By |3 novembre 2015|

Actes des Apôtres 20: 28 – 31

À plusieurs reprises la Bible nous avertit de prendre garde à nous-mêmes, de faire attention, d’être en éveil, attentif (voir les articles précédents). Ici dans ce passage, Paul s’adresse aux responsables d’églises en les exhortant à faire bien attention à eux-mêmes mais aussi à l’église que Dieu leur a donné à s’occuper. Les leaders doivent être très vigilants sur leurs vies personnelles et sur leurs enseignements car c’est l’Esprit-Saint lui-même qui les charge de conduire le Peuple de Dieu. Ils ont la responsabilité d’en prendre un grand soin puisque cette église a été rachetée à un grand prix, Jésus le Messie a donné Son sang pour la sauver, d’où l’importance d’en prendre soin, de la chérir, de la conduire et de la protéger. Il faut que le leader soit attentif et surveiller de près le troupeau, chaque brebis comme un bon berger car il y aura des loups, des bêtes féroces (démons) qui viendront pour faire du mal à l’église, qui chercheront à la disperser, à la détruire par des mensonges, des calomnies, des médisances, des fausses doctrines, des hérésies. De faux docteurs, de faux apôtres apparaîtront, ils se lèveront du milieu de nous et ils entraîneront à leur suite des disciples, ils provoqueront des divisions et de grandes douleurs. C’est pourquoi, il faut que les responsables restent éveillés, sensibles, pour combattre ces menaces, ces bêtes féroces, pour conserver l’unité de l’église, sa sainteté, sa fidélité et sa foi inébranlable en Jésus le seul Maître digne de toute notre adoration.

Prenons garde à nous-mêmes, restons éveillés, car nous aurons à rendre compte de l’attention porté à nous-mêmes et à l’église.

Shalom en Jésus

Resp. Claude Vachon

311, 2015

PRENDS GARDE À TOI-MÊME – 2

By |3 novembre 2015|

Luc 21: 34-36

 

Mise en garde de Jésus. Il parle de son retour qui arrivera à l’improviste, sans qu’on s’y attendent. Il nous demande de faire attention à nos préoccupations, à notre style de vie, à nos motivations, car il annonce qu’un jour ce sera la fin, que ce soit la fin de ce monde ou la fin de notre vie, il faut s’y préparer. Mais nous sommes s’y insouciants, nous refusons d’y penser, ça nous rend malheureux alors on se laisse absorber par les plaisirs de ce monde. Nous recherchons le réconfort et le sens de notre vie dans le manger et le boire, nous plongeons dans l’ivresse, la sensualité et les passions en oubliant qu’il y a une fin à tout cela. Cette recherche du plaisir au lieu de nous libérer nous rend de plus en plus  dépendants et finis par nous accabler. Et que dire de tous nos petits soucis quotidiens qui minent notre vie, nous grugent et occupent nos pensées, ces soucis personnels augmentés par les médias qui en rajoutent et qui finissent par user notre coeur et nous endurcis. Nous devenons cyniques, notre coeur se ferme et nos yeux s’éteignent.

Ne te laisse pas prendre dans ce piège, dans ce tourbillon, fais attention à ta vie, car ta vie vaut plus que le manger et le boire, même les soucis de ce monde finiront un jour. Prends soin de ce que tu penses car il y a un grand jour qui vient et qui frappera la terre entière, un jour terrible. Même la mort, qu’on ne peut éviter, frappera. Tu dois y penser, t’y préparer en étant en éveil, conscient de ce qui vient, un temps difficile surviendra et après ce temps d’épreuves tous paraîtront devant Dieu. Dans quel état seras-tu? Comment se préparer à ce moment solennel?

Jésus nous dit de rester en éveil, conscient et d’entretenir notre relation avec Dieu en faisant attention de ne pas se laisser entraîner par les passions de ce monde et de prier ainsi nous nous présenterons devant Dieu debout, attitude victorieuse. Nous échapperons au jugement dernier et parce que nous avons mis toute notre confiance en Jésus le Messie et que notre coeur est préoccupé par la volonté de Dieu, nous nous retrouverons pour toujours dans la présence glorieuse de Dieu.

Prends garde à toi-même, le Jour vient.

Resp. Claude Vachon

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